Vieux démons et mauvaises habitudes

On est tous bourrés d’habitudes… de bonnes habitudes et de mauvaises habitudes… Des bonnes comme courir ou marcher le matin avant de travailler, faire un truc qui te plaît le soir, en fin de journée, lire un bon bouquin quand tu as un peu de temps, voir tes amis le vendredi soir, participer chaque année à un salon ou un festival qui t’éclate, profiter chaque semaine de ta passion, etc. Mais aussi beaucoup de mauvaises manies que nous avons, tous les jours, comme ça… Parfois, tu le sais très bien mais tu le fais quand même… Tu te dis : »Pourquoi j’ai perdu tout ce temps à faire ça ? »… Et je peux t’en citer plein : surfer sur facebook pour passer le temps alors que t’as 1.000 trucs à faire, t’énerver dans les embouteillages chaque matin alors que ça ne sert à rien et que tu ferais mieux de changer d’itinéraire, commencer ta journée par prendre tes mails et bien t’énerver à cause d’un client ou d’un collègue en lisant un message bien casse-bonbons, terminer ta journée de travail en te disant : « Je termine juste ça » ou « Juste un dernier mail » avant de partir… et hop ! ça te bouffe une heure de plus… procrastiner, accepter par politesse un truc que tu ne voulais pas faire, être trop gentil, regarder les infos, ne pas te focaliser sur ce que tu fais, te laisser distraire, etc. Je vais arrêter là parce que je pourrais continuer jusque la semaine prochaine… Après tout, c’est humain, non ?

Loin de moi ici l’idée d’être moralisateur ou de te faire culpabiliser… Je veux juste être bienveillant. Et rassure-toi : on est tous comme ça… moi, le premier. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut changer tout ça. Je te montre ?

Un petit exercice sympa pour mieux te connaître : assieds-toi au calme, prends un stylo et ton carnet ou une simple feuille de papier et enfin : peux-tu citer 5 mauvaises habitudes que tu reconnais avoir et que tu voudrais éliminer et 5 nouvelles habitudes que tu aimerais forger ? Le problème est bien entendu de pouvoir identifier ce que nous devrions changer et ce que nous devrions mettre en place et je vais essayer de t’y aider…

Tu peux commencer par réfléchir à une journée-type de ta vie. Que fais-tu ? Comment ? Comment t’organises-tu ? Es-tu dérangé, interrompu, distrait ? Atteins-tu les objectifs que tu t’es fixés ? Est-ce que tu maîtrises ton temps, ta journée, ou est-ce que tu le/la subis ? Tu prends du temps pour toi ou t’es toujours à la bourre ? Essaie de noter tout ce qui te passe par la tête, tout ce qui te bloque ou te freine pour atteindre tes objectifs de la journée, pour arriver à ce que tu veux, tout ce qui fonctionne ou ce dont tu es fier, ce qui t’énerve, ce qui te fait enrager, ce dont tu ne veux plus, ce que tu veux développer ou renforcer, ce qui te rend heureux, ou triste… Note absolument tout.

Maintenant, quelle serait ta journée idéale ? Comment se passe-t-elle ? Comment ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé par rapport à ta journée-type ? Que fais-tu ou ne fais-tu plus ? Et qu’est-ce qui te bloque pour passer de l’une à l’autre ? Pourquoi n’y arrives-tu pas ?

La première chose à dégager : tes croyances limitantes ! Eh oui j’en parle aussi même si on en parle partout, dans n’importe quel bouquin ou blog sur le business, le management ou le développement personnel. Et à juste titre : s’il y a bien un truc qui nous bouffe et nous empêche d’avancer vers la vie que l’on veut vraiment, ce sont elles ! Mais de quoi s’agit-il exactement ? Ce sont des idées ou des pensées ancrées en toi et que tu établis comme vérité, mais sans aucun fondement, et qui te freinent dans ton cheminement vers tes objectifs ou vers ta vie idéale, vers tes projets. Elles viennent de ton éducation, de ton environnement, de ton entourage, de ton expérience. Tu y crois dur comme fer mais elles ne sont absolument pas justifiées. Là, je te vois venir, tu vas me dire « Ouais ok mais c’est quoi concrètement ? ». Et bien c’est quand tu te dis que tu n’en es pas capable, que ce n’est pas pour toi, que tu n’as pas assez de temps ou d’argent pour faire ce que tu veux ou pour tel projet, que tu n’es pas assez compétent, que les gens ne vont pas te suivre, etc. Bref, des croyances infondées qui te bloquent dans tes projets et dans tes rêves et que tu ne remets pas en question parce qu’elles sont ancrées en toi… Ah ! Elles sont vicelardes ! Mais crois-moi, une fois identifiées, tu peux les dégommer… Quand tu te poses ce genre de questions ou ressens des doutes, dis-toi : « Et pourquoi pas ? ». Et puis merde, et si t’y allais ? Si tu osais te lancer ? Changer les choses ? Changer de vie ?

Ensuite, n’essaye pas de contrôler ce que tu ne peux pas contrôler. Et maîtrise tes émotions. Il pleut ? Ça bouchonne ? Tu dois assister à telle réunion à laquelle tu ne peux absolument pas échapper mais tu n’en as pas du tout envie ? Un collègue te met hors de toi à peine arrivé au boulot ? Ok tant pis, si c’est hors de ton contrôle, tu ne peux rien y faire. Donc, pas la peine de t’énerver et de te gâcher la journée et le moral pour quelque chose que tu ne pourras pas changer. Ce sera frustrant et cela affectera ton état d’esprit (mindset), ta concentration, ton efficacité et ta productivité pour le reste de ta journée, pour ce que tu as à faire et que tu peux contrôler. Autant laisser couler, maîtriser tes émotions et te focaliser sur le positif, sur ce qui te plaît et te donne envie de te lever le matin, sur ce qui te motive et te rend heureux.

Autre chose : tu peux essayer aussi de définir des plages horaires dans ton agenda, dans l’organisation de ta journée, durant lesquelles tu refuses catégoriquement d’être dérangé, que ce soit par un client, par un collègue, voire même par ton supérieur ou ton patron… Les gens comprendront si tu leur expliques pourquoi tu fais ça. Pour être productif et efficace, pour arrêter de perdre du temps (qui ne se rattrapera jamais), tu dois pouvoir te focaliser sur ce que tu fais, c’est super important. A ce titre, n’hésite pas à lire cet article sur les notifications. Si tu es concentré sur une tâche que tu as planifiée, c’est-à-dire que tu en as fixé l’heure de début et de fin, tu peux sans problème gagner 50% du temps que cette tâche aurait demandé si tu y travaillais en étant distrait, dérangé toutes les 5 minutes, sans vraiment savoir quand elle doit être terminée. Ce dernier point, Tim Ferriss l’explique, dans son incroyable bouquin « La semaine de 4 heures », en mentionnant la loi de Parkinson : plus on a de temps pour accomplir une tâche, plus on mettra de temps pour la réaliser. Ça te dit quelque chose ? Si tu as deux semaines pour faire quelque chose… ou six mois. L’exemple-type est l’étudiant qui a 3 mois pour rendre un travail et qui va de toute façon le rédiger la dernière semaine… Non seulement on va prendre plus de temps pour arriver au bout mais en plus, on risque bien de toute façon de terminer en dernière minute. Mieux vaut te dire que tu as deux heures pour faire ce que tu as planifié, que l’après-midi…

Procrastiner est souvent vu comme une mauvaise habitude mais je ne suis pas tout à fait d’accord… Cela dépend du contexte. Je trouve -perso – qu’il y a la mauvaise procrastination et la procrastination positive. Si c’est par paresse ou manque de volonté, si c’est systématique, si ça te force à reporter des projets qui te tiennent à coeur et que « demain » devient finalement « jamais », alors là, ok, ça pose problème. Mais il ne faut pas confondre procrastination et planification. Si elle est volontaire, que tu reportes une tâche au lendemain parce que tu le décides, justement pour éviter « Oh juste un dernier mail » ou « Je termine juste ça », pour respecter ton planning, l’heure de fin de travail que tu t’es fixée parce que tu as envie de faire un truc sympa… alors la procrastination peut être une bonne alliée.

Pour finir, ce que j’appelle les « vieux démons », ce sont en fait les mauvaises habitudes que nous avons réussi à éliminer mais qui sont si ancrées en nous qu’elles ne sont jamais bien loin et qu’on aurait vite fait d’y céder à nouveau… Celles-là sont encore plus dangereuses parce que plus fourbes ! Il faut en moyenne 66 jours pour se créer une nouvelle habitude. Il faut donc s’y tenir ! Et bien faire attention de ne pas retrouver ses « vieux démons » qui ne veulent qu’une chose, c’est que tu redeviennes « comme avant » alors que toi tu veux changer… Ne les laisse pas gagner, sois plus fort qu’eux et garde tes objectifs en tête, ta Vision… c’est toi qui décides.

Alors, quelles sont tes bonnes et mauvaises habitudes ? Tu commences par quoi ?

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